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10/02/2009

La main

Il s’en veut à mort

Alors

Dans un tiroir de cuisine

Il se saisit d’un couteau

Coupant

Coupant

Se tourne vers moi disant

Tu comprends

Tu comprends

Puis se tranche la main

En hurlant

Du sang

Du sang

Je quitte les lieux

En courant

En courant

Le ciel a la couleur 

Des mauvais jours

Je donne aux arbres

Tout au long du chemin

Des noms fantaisistes

Funeste détour

Mortelle passion

Nouvelle piste

Gueule d’amour

J’atteins enfin la lisière du bois

La fraîche orée

L’ombre bienfaisante

Et j’aime à mourir

Le bruissement

Des feuilles sous mes pas

 

Essoufflé 

Haletant

Sur le tronc d’un arbre

Que l’on vient d’abattre

Je m’assois

Mon tremblement 

Me crucifie

Mais toutes mes folies 

Depuis longtemps

Me sont familières

Une petite voix 

Dans ma tête murmure

Salissure

Salissure

Entre des branches j’aperçois

Une main dont les doigts

S’agitent

S’agitent

Alors je ferme les yeux

Et la lumière

Lentement faiblit

 

Sinistre et baveuse

Pleine d’elle-même

La nuit 

Va tomber

Je frissonne un peu

La petite voix 

Me dit froidement

Dans le creux de l’oreille

Fous le camp

Fous le camp

 

 

Jacques Herman

2008

 

 

22:18 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

noires pensées, angoisses, tourments, la main est là, qui désigne un chemin ?
la vie devant, sur chemin de feuilles mortes, mais chemin tranquille, attend que le cauchemar cesse.

Écrit par : lecouret | 12/02/2009

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