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22/07/2011

Epuisée par ses jeures

Épuisée par ses heures

D'hivernale présence

La nuit soudain s'élance

A corps perdu

Dans le lit que le jour

Vient de quitter

Plein d'ardeur nouvelle

Et de courage recouvré

 

Ils se croisent ainsi

Sans jamais s'arrêter

Sans jamais se parler

Depuis l'aube des temps

Mais parlent-ils le même langage

 

On les observe

Comme des ouvriers

Discrets

Scrupuleux

Dévoués

Toujours à la botte

De ces dieux immortels

Cruels

Intransigeants

Et peu miséricordieux

 

 

Jacques Herman

2011

09:37 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Ils me font penser un peu à nous les humains, qui nous croisons sans jamais vraiment avoir le temps, l'envie de découvrir l'autre, de lui adresser un sourire.... pour une fois que nous sommes "raccords" avec la nature ! :))

Toujours plaisant de lire vos mots

Au plaisir

Écrit par : Moun | 22/07/2011

Quand un poème donne à penser, à réfléchir, à voir autrement et meme différemment que lui-meme. Quand il a crié, c'est qu'il est bien vivant !

Écrit par : monique | 23/07/2011

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