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25/03/2012

Hommage à Delvaux

Dans la rue dont le vent

A pris la maîtrise

Des filles à la peau blanche

A moitié dévêtues

Ont les yeux grands ouverts 

Mais ne regardent rien

 

Les bruits ordinaires

Semblent à jamais se taire

Et le soleil étend

Sur le pavé des trottoirs 

Un voile poussiéreux

Qui vibre juste un peu

Dans les rais de lumière

 

Les filles immobiles

Ressemblent aux statues 

Froides et poussiéreuses

Des palais florentins

Ou aux femmes livides

Figées par Delvaux

Sur un long quai de gare

Tremblant et incertain

 

 

 

Jacques Herman

2012

 

11:40 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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