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31/08/2013

Il est déjà trop tard

Le temps de retourner

Vers le point de départ

D’arracher des soupirs

Aux heures dévorantes

De compter les succès

Qui bordent nos chemins

A l’image d’écrins

Pour de menus secrets

Dont personne n’a cure

A parler clair et vrai

Il est déjà trop tard

 

Le temps de ruminer

Des remords

Des regrets

De pleurer sur nous-mêmes

En laissant filer

Le sable chaud

Qui coule entre les doigts

Et qui se répand

Sur un versant de dune

Il est déjà trop tard

 

Il ne  reste  donc plus

Qu’à voler au cadran

Des minutes qui passent

Pour abréger le temps

 

 

Jacques Herman

2013

 

12:31 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

30/08/2013

Brin d'air

Juste un petit brin d’air

Cueilli comme une fleur

Quand tombe la nuit

Et quand sonne l’heure

Des rêves incertains

 

Juste un petit brin d’air

Qui descend du ciel

Pas tout à fait noirci

Et qui nous permet

D’attendre demain

Sans un mot

Sans un bruit

Comme dans la forêt

Le silence des branches

Entre le soir venu

Et le chant du matin

 

Juste un petit brin d’air

Qui ressemble aux chansons

Dépourvues de paroles

Et dépourvues de son

Mais que nous faisons nôtres

 

Et vous les bons apôtres

Qui ne comprenez rien

A rien mais qui sans fin 

Nous donnez des leçons

Apprenez donc à voir

Quand vient l’heure du soir

Le tout petit brin d’air

Qui nous donne l’espoir

Pour le prix d’un frisson

 

 

 

Jacques Herman

2013

 

22:57 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

29/08/2013

Chanson d'amour

J’aimerais tant revoir

A l’aube un mouton

Déguisé en nuage

 

A midi sous ton voile

Deviner ton visage

 

Et quand tombe le soir

Dénombrer sur la plage

Les traces de tes pas

 

J’aimerais tant savoir

Ce qu’inspirent en ton coeur

Les mots que je t’écris

Mais qu’efface le vent

Dans son indifférence

Et qui se dispersant

Se perdent dans l’oubli

 

J’aimerais tant donner

A ton âme un désir

Comme on offre des fleurs

Qui parfument le coeur

Jusqu’à l’heure du jour

Où elles meurent d’ennui

 

 

Jacques Herman

2013

 

20:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

28/08/2013

Rails

Rebelles aux lois de l’évidence

Deux rails cheminent en silence

Et pleins à ras-bord

D’esprit de contestation

Refusent avec obstination

De se rejoindre à l’infini

 

Mais l’infini monte la garde

Les observant du coin de l’œil

Si l’un d’entre eux par mégarde

Ou volontairement

Venait à prendre ses distances

Grand mal lui en prendrait

 

Les rails méfiants résolurent

D’un commun accord

De ne pas contrevenir

Aux lois de la nature

En attendant que l’aventure

Les réunisse en peu de temps

 

 

Jacques Herman

2013

10:54 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2013

Chacun de nous

N’interroge pas la mort

Ni la vie

Ni l’amour

 

Chacun de nous

Au croisement d’un jour

Voit le phare d’un port

Et la voûte infinie

Qui lui sert de décor

 

 

Jacques Herman

2013

20:37 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

26/08/2013

Ruisseau

 

Le ruisseau coulait

 

Depuis toujours

 

Modeste et sage

 

À travers champs

 

Jusqu’au jour où

 

Par mauvais temps

 

Il déborda d’amour

 

Pour la lune sans âge

 

Qui le couvait

 

D’un œil de velours

 

 

 

 

 

Jacques Herman

 

2013

 

08:25 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

25/08/2013

On ne cueille les roses

 

Dans l’ourlet de la vague

Quand remonte la mer

Des pétales d’écume

Te chantent la chanson

De l’océan d’amour

Son géniteur d’un jour

Qui vient d’en accoucher

 

 

D’une main de velours

Tu veux les récolter

Mais tes doigts engourdis

Par le froid de l’hiver

Ressemblent à des crocs

Venus les écraser

 

On les entend pleurer

Et leurs lamentations

Te fendillent le cœur

 

Au jardin des ardeurs

Que la vie nous impose

Il convient que les choses

Se passent en douceur

 

On ne cueille les roses

Que l’âme chargée

À ras bord du désir

De pouvoir transmuter

Leur mort inéluctable

En once de bonheur

 

 Jacques Herman

2013

 

 

 

22:23 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

24/08/2013

Tout guerrier finit

Tout guerrier finit

Par déposer les armes

Tout enfant grandit

Tout homme vieillit

Jusqu’à la mort inéluctable

 

Il n’est guère de larme

Qui ne sèche un jour

 

Rien ici bas n’est réparable

Rien jamais ne perdure

Plus longtemps que le temps

Qui lui est imparti

 

Rien sinon l’amour

Insondable et fougueux

Lorsqu’il est inscrit

Dans l’écorce du ciel

Qu’emporte le vent

Dans le velours bleu

Sombre et profond 

Du coeur de la nuit

 

 

Jacques Herman

2013

 

14:05 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

23/08/2013

Que restera-t-il

Ce sont du ciel

Des griffes sauvages

Descendues acérées

Qui nous ont blessés

Au coeur et au visage

Mais qu’ensuite le vent 

A vite dispersées

 

Ce sont de l’océan

Des vapeurs nouvelles

Emportées par les vagues

Vers l’unique rivage

De leur destinée

Et qui meurent cachées

Dans les replis du temps

 

Ce sont de l’incendie

Des flammes empressées

D’incinérer les corps

En préservant les âmes

En couronnant la mort

De faux lauriers de vie

 

Que restera-t-il

Des amours indomptées

Des nuages du soir

Lourds et menaçants

Et des mots que personne

Ne pourrait prononcer

 

 

Jacques Herman

2013

 

15:31 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

22/08/2013

Narines fières

Mais à quoi bon serrer

Entre tes doigts l’espoir

Que nourrit en elle

La fumée légère 

Des humeurs délétères

Quand nous broyons du noir

 

Laisse à la vapeur

Le droit de s’élever

Comme l’encens mêlé

A la myrrhe des morts

Comme le parfum des fleurs

Dans le ciel de l’été

 

Que rien ne retienne 

Ou n’enchaîne ici-bas

La fragrance appelée

Comme des montgolfières

A monter vers les dieux

Dont les narines fières

Sont ainsi rassasiées

 

 

Jacques Herman

2013

 

 

09:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)