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30/05/2015

Glissons-nous dans nos rêves

Fermons la porte

Les yeux et le cœur

Fermons le clapet

Du temps et les heures

S’éterniseront

 

Laissons le soleil

De l’autre côté

Des murs

Des fenêtres

Et tirons les rideaux

Sur l’horizon

 

Glissons-nous dans nos rêves

Etendons notre champ

De vision en dedans

De notre âme parfois

Blessée

Endolorie

 

Que l’espoir désormais

En nous revivifie

Toutes les fleurs fanées
Comme les roses pâlies

Tristes à pleurer

Grisâtres

Décolorées

D’anciennes tapisseries

 

 

Jacques Herman

2015

12:35 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

25/05/2015

Relever le gant

Dans l’attente du jour

La nuit par impatience

Tremble un tout petit peu

 

C’est dit-elle un jeu

Qu’elle doit opérer

Entre deux longs silences

Celui que la brume

Du soir lui impose

Et celui que l’aurore

Dispute au matin

 

Sur les ruines du temple

Une ombre se faufile

Comme un chat sur un mur

Redoublant de prudence

Ou guettant une proie

Plus faible

Plus fragile

 

On dirait un fantôme

Un esprit en vadrouille

Qui semble s’essouffler

Dès les premiers rayons

Du soleil naissant

 

La nuit se prépare 

A jouer les embrouilles

Dès que le jour est prêt

A relever le gant

 

 

Jacques Herman

 

2015

 

17:15 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

23/05/2015

Le pavé pour l'heure

Le pavé pour l’heure 

Frisonne encore un peu

C’est la pointe du jour

Où les petits espoirs

Lui sont encore permis

 

L’espoir de faire écho

Comme une résonance

Aux talons d’un passant

Dont la célébrité

Fait rompre le silence

 

L’espoir de refléter

Après un peu de pluie

L’image déformée

D’un couple d’amoureux

D’un chien sans collier

D’un poète en guenilles

D’un enfant malicieux

Ou d’un laissé pour compte 

Dans un coin de la vie

 

Les pavés du matin 

Encore mal réveillés

N’entendent au lever

Du soleil que les bruits

Confus 

Entremêlés

De la fin de la nuit

 

Mais au clocher midi

Viendra leur rappeler

La propension du temps

A leur glisser des doigts

Et le doux effacement

Des bruits de nos pas

Sur le trottoir tiédi

 

 

 

Jacques Herman

11:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)