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14/02/2018

Des fenêtres s'ouvrent

Au fond du couloir

Des attentes passagères

Sur leurs gonds invisibles

Des portes carrées

Attendent un coup de pouce

Sur un bouton pressoir

Pour s’ouvrir sur

Des algues gluantes

D’anciennes patères

Noires et vermoulues

Des femmes impatientes

Fielleuses et corrompues

Qui ricanent en bavant

Et des corps de pendus

Détachés des basses branches

Qui esquissent des pas de deux

Les longues mains osseuses

Accrochées sur les hanches

 

Des spectacles morbides

Surgit majestueuse

Une nef des fous

Pleine à ras bord de monstres hideux

Et mon ombre fragile

Vient chercher les poux

Dans la tonsure immense

De moines enivrés

Qui se grattent la panse

Vomissant les repas

Des noces de la ville

Qui s’étendent aux champs

Comme de longs reptiles

Tortueux et rampants

 

Quand on croit naïfs

Que tout est fini

Que tout est consommé

Au-dessus de nos têtes

La lune rousse est de la fête

Tombent alors du ciel

Noir et embrumé

Des corbeaux privés d’ailes

Et des anges déchus

Aux plumes déchirées

 

Jacques Herman

2018

 

02:06 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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