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11/07/2013

Tout est sans retour

 

La vie chemine et tout est sans retour

 

Il soufflera des vents nouveaux

D’autres pluies tomberont

Des printemps peu semblables

A ceux du passé

Se succéderont

 

La vie chemine et tout est sans retour

 

Pourquoi donc à tout prix vouloir

Se cramponner aux ailes du temps

Qui blanchit la toison

Et creuse les rides

Du coeur et du front

 

La vie chemine et tout est sans retour

 

Que reste-t-il

Au sommaire des jours

Sinon des profils

Tordus ou diaphanes 

Qui tentent mais en vain

De donner le change

De faire illusion

Quand le vrai réside en cave

Et que l’espoir vit au plafond

 

 

Jacques Herman

2013

 

18:57 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

10/07/2013

Pays flamand

Des horizons qui viennent

De faire le plein de brume

 

Des ciels alourdis

Repus

Toujours prêts à vomir

Des flots d’eau continus

 

Des blés qui gémissent

Ou qui lancent des cris

 

De grands arbres noirs

Décharnés et tordus

 

Des corbeaux qui s’envolent

Et ne reviendront plus

 

 

Jacques Herman

2013

 

13:28 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

09/07/2013

Une rencontre inopinée

S’asseoir en silence

Quand dans l’arbre voisin

Le coucou vient chanter

 

Rester attentif 

Au bruissement des feuilles

Dans le vent

 

Jamais au grand jamais

Ne se plaindre de rien

 

Se tenir toujours

A l’écart de la foule

 

Et déambuler 

Par une nuit sans lune

Le long du canal

Près des usines désaffectées

Le nez en l’air 

Les mains dans les poches

Avec pour idéal

Une rencontre inopinée

 

 

Jacques Herman

2013

 

10:12 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

08/07/2013

Sur le mur

Ton ombre se profile

Sur le mur des absences

On dirait qu’elle avance

Légère et fragile 

Sans voir où ses pas

La mènent au gré du temps

 

Les heures s’écoulent

Au coeur de nos attentes

Et toujours en éveil

Nos sens aguerris

Se mettent à l’abri

D’un drap qui sert de tente

Et que soulèvera

Le premier coup de vent

 

 

Jacques Herman

2013

13:21 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

07/07/2013

Ton mystère

Le ciel n’a pas vraiment changé

Et beaucoup d’étoiles le soir 

Ressemblent pour l’éternité

A des sourires éphémères

 

Tu sais bien que je reste assis

Dans l’ombre grise de mes nuits

Sur le balcon de mon passé

A m’inonder de ton mystère

 

Je tends les bras désespéré

Vers les collines effondrées

Au fil des jours dans l’air vicié

Par tout ce qui put te déplaire

 

Mais je ne peux pas revenir

Aux heures claires du partir

De propos qui t’ont fait souffrir

Et des gerçures de l’hiver

 

Je souhaite briser le temps

Les aiguilles sur le cadran

M’illusionner tout bêtement

En murmurant une prière

 

 

 

Jacques Herman

2013

 

07:50 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

06/07/2013

Cadeaux du ciel

Pourquoi renverrais-tu

A leur expéditeur

Les cadeaux inattendus

Qui te tombent du ciel

Et en quel nom

Les dédaignerais-tu

 

Ouvre tout grands les bras 

Pour bien les accueillir

Evite qu’en tombant 

Fragiles ils ne se brisent 

Et protège-les

De tout ton amour

 

Il arrive en effet

Dans l’arrière-saison

De nos jours ici-bas

Que nous demeurions sourds

Aux mots que le vent

Léger nous adresse

Ou que nous refusions

De voir voler un ange

Quand notre âme se fait

Plus lourde que le plomb

 

Veillons à toujours

Garder le portail

De notre coeur ouvert

Laissons venir à nous

Le soleil en hiver

Et l’inattendu 

Vaincre notre raison

 

 

 

Jacques Herman

2013

09:05 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

05/07/2013

Tente caïdale

Quand l'annonce fut faite

Le ciel s'étoila

Nous nous étendîmes

Sur le gazon épais

Les bras croisés

Sous la tête

En guise d'oreiller

 

Nous nous demandions à quoi

Pouvaient bien servir 

Nos montagnes de trésors

Faites de souvenirs 

Qui ne mènent jamais

Aucun navire au port

 

Il nous parut plus sage

D'interroger les dieux

Du ciel et de la terre

Mais leur silence

A parler franc

Nous inquiétait

 

Aucune image

Aucun son

Ne nous parvenaient

Et nous aurions dormi

Dans leur indifférence

Chargés de nos remords

Débordants de regrets

Si la nuit noire

Ne s'était ouverte

Comme les ailes d'un oiseau

 

Des mots d'amour 

Emergèrent soudain

De sources obscures

Irriguant le dédale

De nos coeurs fatigués 

 

Comme un parfum léger

Remplit de sa présence

Une tente caïdale

Au soleil de l'été

 

 

Jacques Herman

2013

 

 

11:41 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

04/07/2013

Effeuiller

Effeuiller les chrysanthèmes

Jusqu'à la déchirure

Puis déposer les pots

Sur la pierre tombale

 

Enfin s'en retourner

Après avoir pris soin

De bien écraser

Du pied les pétales

 

 

Jacques Herman

2013

 

07:59 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

03/07/2013

En gardant la distance

C'est la lune qui court

Que tu montres du doigt

Tu t'étires parce que 

Naïvement tu crois

Pouvoir arrêter son parcours

 

Mais elle te voit

Pas sotte elle sait

Que tu ne l'atteindras pas

 

Le sourire aux lèvres

Elle traverse le ciel

Et vexée tu te dis

Qu'elle se moque de toi

 

Ô petite à chacun

Les bornes d'un royaume

Le tien commence

Là où finit le sien

Il te faut l'aimer

En gardant la distance

Qui sépare à jamais

Son ciel de ton jardin

 

 

Jacques Herman

2013

10:01 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

02/07/2013

Et depuis désormais

Le rideau s'est ouvert

Sur une tragédie

 

Des oiseaux de feu

Allumaient l'incendie

De la voûte du ciel

Au-dessus de la ville

Et des femmes criaient

Eperdues

Ahuries

A moitié dévêtues

Les cheveux en bataille

Dans les rues ravagées

Par un vent de folie

Qui s'empara de nous

 

Désertés nos coeurs

D'ordinaire si sages

Ouverts et indulgents

Hurlaient avec les loups

Les dards de nos rancoeurs

Se dressèrent partout

 

Tu me pris pas le main

Me soulevant de terre

Et depuis désormais 

Nous déployons nos ailes

Comme des cygnes noirs

Au-delà de tout

 

 

Jacques Herman

2013

 

15:56 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)