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03/03/2014

Pour encadrer ta peine

Pour encadrer ta peine

Comme un précieux portrait

Choisis un cadre lourd

Fait d'ombres

De remords

De quelques regrets

Et de chagrins d'amour

 

Puis ferme les yeux

Sur l'espoir qui t'entoure

 

Reste désormais sourd

Au monde que tu hais

 

 

Jacques Herman

2014

 

11:45 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

28/02/2014

Réveil des arbres

Voici venue l’heure 

D’étirer leurs branches

Les arbres se réveillent

A la manière des chats

 

Dans le vent que caressent

Les rayons du soleil

Les broussailles jalousent

Le parfum des lilas

 

Les sapins ordinaires

Se prennent les branches

Dans les pièges obscurs

De l’hypertrophie

De leur petit ego

Se comparant aux chênes

Aux érables

Aux frênes

Aux ormes

Aux bouleaux

 

Ils ressemblent un peu

A tous ces scribouillards

Et ces folliculaires

Qui regardent de haut

La piétaille vulgaire

Se posant en génies

Parfois même en héros

 

 

Jacques Herman

2014

 

 

11:51 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

26/02/2014

Alors nos mains

Aussitôt que la nuit

Se brise au lever

Du soleil à cette heure

Encore engourdi

Nous étirons les bras

Comme pour nous rapprocher

De la voûte du ciel

Qui semble s'éloigner

 

Alors nos mains

Lourdement retombent

Sur le sol  à nos côtés

 

Et un peu paresseux

Nous demeurons couchés

Dans l’herbe bleuie

Par nos rêves récents

À peine attiédis

 

La lumière du jour

Se durcit

Se renforce

 

Nous allons compter

Les oiseaux

Les nuages

Les mouches de passage

Et laisser au temps

Le temps de s'effondrer

 

 

Jacques Herman

2014

11:39 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

22/02/2014

Viens baliser ma route

Accompagne-moi

Dans les moments de doute

Et ceux que parfois

Cisaillent l’égarement

 

Le cas échéant

Viens baliser ma route

 

Poses-y çà et là

Des objets signifiants

Que nous seuls comprenons

Nous qui ondulons

Souvent de la toiture

 

Un poisson déclamant

La tirade du nez

Une flamme figée

Dans la neige durcie

Le portrait de Dorian Gray

Une pleine poignée

De grains de folie

Ou un lapin chanteur

Sorti du chapeau

Noir de nos fêlures

 

Tout ce que tu voudras

Puisqu’en toi je mets

Du fond de mon cœur

Mon absolue confiance

 

Et c’est en silence

Qu’en te regardant

Je pourrai sans entrave

Dénombrer les heures

Qui défilent sur le cadran

 

Jacques Herman

2014

15:04 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

18/02/2014

Sourd

A quoi bon des poètes

Demande le soleil

Qui ce matin semblait

Allergique au lever

Et maugréait bien plus

Que les jours ordinaires

 

Eh bien dis-je mon cher

Sans vouloir t’offenser

Les poètes permettent

De cataloguer

Les choses autrement

Que le savoir vulgaire

 

Célébrer les noces

Du ciel et de la terre

Faire gonfler au vent

Les voiles d’un désir

Ou s’envoler du port

Un bateau en partance

Vers un nouveau délire

Ou rougir à la craie grasse

La ligne d’horizon

Et restreindre l’espace

De notre raison

 

Pour l’heure nous ignorons

La signification

De l’étonnant silence

De l’astre du jour

Qui parfois semble sourd

A nos affirmations

 

 

Jacques Herman

2014

08:33 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

15/02/2014

Longues absences

Tout est bien
Qui bien commence
Mais rien jamais
Ne peut finir
Comme le cœur le désire
Avec un peu d'avance
Sinon comme un bruit
Rompant le silence
Et qui nous fait fuir

Nous restons meurtris
Par les longues absences
Regardant le présent
Comme un instant de deuil
Mais nous accordons
Des brassées de confiance
Dans les jours à venir


Jacques Herman
2014

22:25 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

11/02/2014

Du bout de nos désirs

DU BOUT DE NOS DESIRS


Rien
Ni l'ombre d'un bruit
Ni le moindre parfum
Ni ce souffle divin
Qui parfois nous entraîne
Et souvent nous ravit

Rien
Sinon le désert
Aride
Infini
Qui s'impose à nos âmes
Qui habite nos coeurs
Et qui nous meurtrit

Rien
Ni ce coin d'espérance
Qui éclaire les nuits
Ni le plus petit bruit
Qui nous délivrerait
Du poids du silence

Il ne nous reste plus
Ici qu'à raviver
Les ombres tordues
De nos souvenirs
Et caresser l'absence
Du bout de nos désirs


Jacques Herman
2014

22:22 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

08/02/2014

Contre tout bon sens

Il donna 

Contre toute logique 

Contre tout bon sens

Un gros bidon d’essence

Pour  pour un éclat de rire

Et contre de bons soins

Un lapin en peluche

 

Le marché se conclut

Qui pût imaginer pire

Dans une ruelle

Qu’un rayon de soleil

N’avait à ce jour

Pas encore visitée

A laquelle aucun nom

Jamais même ne fut 

Une fois octroyé

 

Pas l’ombre d’un contrat

Entre le vendeur

Et le plaisantin

Pas la moindre papier

Rien qu’une paluche

Tope là et l’affaire

Fut aussitôt réglée

 

 

Jacques Herman

 

2014

 

15:38 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

04/02/2014

Ballottés sur la vague

Ballottés sur la vague

Entre pire et meilleur

Nous décomptons les heures

Dans la grisaille du temps

 

Nous portons nos regards

Sur la côte qui

Doucement s’éloigne

Et nourrissons ensemble

De fragiles espoirs

 

De grands yeux ouverts

Nous fixent à l’horizon

Et semble se moquer

De nos questionnements

 

La réponse est en nous

Qui ne sommes pas dupes

Mais qui toujours doutons

 

Il nous suffit parfois

D’un ciel sans nuage

D’un rayon de soleil

D’un sourire d’enfant

Pour que nous cessions

De nous méfier de tout

 

Jacques Herman

2014

13:55 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

23/01/2014

Sur la ligne mouvante

Sur la ligne mouvante

Qui démarque les ombres

De l’éblouissante

Lumière du jour

Des gnomes souvent

Se contorsionnent

Ou viennent susurrer 

Quelques chansons d’amour

 

A l’heure où le soleil

S’apprête à se coucher

On les voit empressés

Désireux de rejoindre

Leur antre minuscule

Dans l’immense forêt

Dont ils se croient l’âme

 

Et à peine plus loin

Surgissent alors

De l’humble rivière 

Les premiers ondins

 

C’est l’heure incertaine

Où parfois se rencontrent

Les esprits de la terre

Et les esprits de l’eau

Qui feignent s’ignorer

Tandis que le potier

S’apprête à les chasser

A quelques pieds à peine

De son petit fourneau

 

 

Jacques Herman

 

2014

13:17 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)